EXEMPLE 1 : Xhevot
Participant du cours MIG1/2007, ressortissant du Kosovo, actuellement permis B (après de longues tergiversations sur la qualité ou absence de permis depuis sa venue en Suisse il y a 10 ans), il a tout de suite raconté la douleur de cette migration et la non-reconnaissance suisse de ses valeurs et de ses douleurs physiques.
L’équipe a proposé une recherche générale de vendeur (id. ORP) et un suivi secondaire de professeur d’anglais, sa formation au pays.
Venu malade à ses dires (grippe), il a été ensuite absent plusieurs fois.
Selon le protocole, un Certificat Médical lui a été demandé, ce qu’il a trouvé particulièrement injuste car il n’avait pas 3 jours de maladie d’affilée (en analogie au Code des Obligations) mais 1-2 jours deci-delà.
Le protocole a été rappelé et discuté en groupe comme moyen terme des demandes actuellement très élevées en entreprises :
- fournir un Certificat Médical au 1er jour d’absence, ce que propose le Code des Obligations
-
Certificat Médical dès le 3ème jour d’absence.
La position air | a été justifiée : le cours durant 8 semaines équivaut à un temps d’essai.
En pratique, un employé absent durant ce temps aussi souvent serait renvoyé, ce que précise le protocole.
Il a refusé catégoriquement d’effectuer les téléphones en cours et devant le groupe et les formateurs, comme précisé lors de l’ouverture du module 2 et avant la présentation de l’intervenant extérieur pour le téléphone.
Devant le fait accompli, air | a manifesté un certain énervement qui l'a calmé quelques jours plus tard par une précision : il allait apporter un Certificat Médical restrictif, entrant ainsi dans le cadre légal.
Ce Certificat Médical n’est jamais arrivé et suite aux nombreuses absences, l’information a été fournie à l'ORP qui a opté pour un retrait du cours.
Informé du fait, Xhevot s’est fâché et a menacé air | de poursuites.
Finalement, l'ORP a adressé ce participant à un médecin conseil femme qui a décrété, aux dires de l’ORP, que Xhevot pouvait travailler, qu’il n’avait pas de Certificat Médical restrictif à avoir et qu’il ne pouvait prétendre à une demande AI, son intention première.
Analyse :
Même si finalement 2 situations ne sont JAMAIS identiques, air | a décidé de :
- suivre les délais fournis au participant de manière beaucoup plus stricte et cohérente, ce qui aurait évité malentendus, supposés etc. et aurait permis de le soutenir mieux dans son besoin de reconnaissance de migrant, souffrant d’absence d’objectif de vie
-
écrire une lettre de confirmation d’entretiens plus chauds au participant, ce qui n'a pas été fait par fatigue et charge du cours à ce moment-là, utile à joindre au dossier ORP
-
poursuivre dans ce type de cas les échanges de mails avec l'ORP, ceux-ci ont été primordiaux pour montrer l’importance du travail effectué par air | avec ce participant : évaluations de ses tâches en tant que prof, essai de validation auprès de l’OFFT, recherche de projets professionnels réalistes et réalisables à très court terme, etc., conformément à la LACI
-
reconnaître son statut fragile puisqu’il n’a pas d’objectif de vie autre qu’une grosse demande de reconnaissance, ce que air | ne peut apporter.
Il est suivi par un psychiatre.
Son fils musicien et Suisse maintenant, a été en encart dans le magazine L’HEBDO avec exactement le même discours de demande de reconnaissance que son père.
Finalement, la souffrance de Xhevot n’est pas reconnue, selon lui, et air | avait peu de moyen, dans le cadre de la LACI pour l’aider
|